Facteur le matin, à tes pieds le soir.
Je fais ma tournée en trottinant, sac sur l'épaule, et à quatorze heures je suis rincé. Olivier, 35 ans, facteur, soumis, passif, du genre qui garde ses baskets de ville même sur le canapé.
Le soir, j'aime qu'on me dise comment me tenir. Tu me parles sec, tu me demandes de répéter, tu me fais attendre pour jouir. Je réponds oui, ou oui monsieur si tu préfères, je ne vais pas discuter.
Je suis grande gueule dans la vie, mais avec toi je file droit. C'est ça qui m'excite. Alors, tu commences par quoi ?
Ses potes
Tous les bears
Barbu, posé, la voix qui descend.

Roux, sportif, et le sourire en coin.

Brancardier : je porte, mais ce soir c'est toi.

Je monte les échafaudages, tu montes dans les tours.

Barbe mouillée, torse nu : tu m'appelles, je chambre.

Conducteur de métro, je ralentis quand ça monte.

Chaudronnier, je suis dur à chauffer, mais regarde.

Garde-à-vous, je parle comme à une section.
