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Raconté par Vincent, 41 ans · Sa fiche

Histoire gay hétéro : le collègue qui a fini sur mon canapé

Mathieu avait 34 ans, une copine depuis six ans et aucune intention de me toucher. Voilà mon histoire gay hétéro, celle d'un collègue électricien, racontée comme je te la raconterais autour d'une bière. Avec la gêne, les silences et le texto du lendemain, sans conversion miracle.

Un jeudi soir, après le chantier

Moi c'est Vincent, j'ai 41 ans, je suis bi et chef d'équipe dans le bâtiment, à Tours. À l'époque, on venait de récupérer un nouvel électricien, Mathieu, 34 ans, grand, barbe de trois jours, avec une copine, Laure, dont il parlait tous les midis. De l'hétéro pur jus, aucune ambiguïté.

Un jeudi, on termine tard et on s'arrête prendre une bière sur la route. Les autres rentrent, lui reste. Je sens qu'il a un truc à dire. Il tourne autour pendant vingt minutes : le boulot, la chaleur, sa voiture qui lâche. Moi je me tais, je sais attendre.

La question qu'il n'osait pas poser

Au troisième demi, il me sort : « Avec un mec, c'est comment ? » Je lui demande s'il veut la version propre ou la vraie. Il rit, il dit la vraie.

Je lui explique ce que je sais. Que sur certains trucs c'est comme avec une meuf et sur d'autres pas du tout. Que ça se parle beaucoup plus qu'on croit. Qu'on demande à l'autre ce qu'il aime avant de faire quoi que ce soit. Il m'écoute en regardant sa bière. Puis : « J'ai déjà maté des vidéos de mecs, hein. Ça veut rien dire. » Je lui réponds que ça veut dire ce qu'il veut. Il dit « ouais » et ne dit plus rien pendant cinq minutes. Ce silence-là, je le connais : c'est celui du mec qui a déjà décidé et qui cherche la phrase.

Mon canapé, la bière de trop

La phrase, c'était : « Je peux regarder, juste ? » On est rentrés chez moi. Pas de musique, pas d'ambiance : la télé en fond, lui sur le bord du canapé, les mains sur les genoux comme chez le dentiste. Il sentait la journée de chantier, la sueur, la poussière, le déodorant qui a lâché. Moi aussi, sûrement. Franchement, ça aidait.

On s'est branlés chacun de son côté, d'abord. Il ne savait pas où regarder : le mur, moi, le mur. On a fini par rire tous les deux, et c'est le rire qui a débloqué la situation. Il a tendu la main. Je lui ai dit : « Dis-moi si tu veux que j'arrête. » Il a dit : « Continue. » Je l'ai branlé, il bandait dur, il m'a branlé en retour comme il se branle lui, ce qui est la meilleure méthode. Quand j'ai voulu le sucer, il a dit « attends, attends » et il a reculé d'un cran. Une minute. Il a respiré. Puis : « Vas-y. » Il a joui en deux minutes en disant « putain » trois fois, trop fort pour mes voisins.

Actif, passif, et pas ce soir

Après, on a bu de l'eau, torse nu, sans trop parler. Il m'a demandé : « Toi, t'es quoi ? » Actif, surtout. « Et moi, tu crois que je serais quoi ? » Je lui ai répondu que je n'en savais rien, qu'il n'avait jamais essayé. Il a lâché qu'il avait envie de voir le vrai truc, le plus loin possible.

J'ai dit non, pas ce soir. Pas par principe : ça ne se fait pas à l'arrache, à moitié saoul, sans s'être préparé. Il y a du temps à prendre, du gel, et une capote, toujours, ça ne se discute pas. J'en ai posé une sur la table basse en disant « pour une prochaine fois, si tu veux ». Il l'a regardée une seconde comme un objet de musée. Puis il a dit « OK » et il a ri.

Le texto du lendemain

Il est parti vers minuit. Le lendemain matin, 7 h 12 : « On oublie, hein ? » Je lui ai répondu : « Si tu veux. » Rien d'autre. Deux jours sur le chantier à parler boulot, à ne pas se regarder quand on se croisait dans l'escalier. Les autres n'ont rien vu, ou ont fait semblant. Le samedi, 22 h : « T'es dispo demain ? »

Je ne vais pas te raconter qu'il a découvert qui il était. Il m'a dit un jour : « Je suis pas gay, je suis pas hétéro non plus, je sais pas. » Je lui ai répondu qu'il n'avait pas à trancher ce week-end. On s'est revus quelques fois, avec la capote et le gel, sans que ça fasse de lui un autre homme. Il est resté avec Laure un moment, puis non, et ça n'avait pas grand-chose à voir avec moi.

Les mecs comme Mathieu

Les mecs comme Mathieu, je les croise encore, au téléphone cette fois : les curieux, les mariés, ceux qui ne savent pas comment le dire. Si tu te reconnais, la rubrique bi au téléphone est faite pour ça. Pour parler sans te presser, Dylan chambre et met à l'aise, Roland mène la conversation sans te brusquer et Jorge, marié discret, sait écouter.

Les autres récits sont rangés dans la rubrique récit gay. Si tu les préfères plus rudes, il y a le récit gay hard. Côté obéissance, lis l'histoire gay soumis. Pour changer de décor, il y a l'histoire avec un black. Et si tu veux la suite de celle-ci, appelle-moi : elle se raconte mieux de vive voix.

Questions

Cette histoire est-elle vraie ?

C'est un souvenir que Vincent raconte à sa façon, comme à un pote. Les histoires du site sont racontées par les hôtes eux-mêmes ; les prénoms et certains détails sont arrangés.

Un hétéro peut-il franchir le pas sans devenir gay ?

Franchir le pas ne règle pas la question de savoir ce qu'on est, et personne n'a à la trancher tout de suite. Certains restent hétéros avec une curiosité satisfaite, d'autres se découvrent bi, d'autres ne savent pas. Ça se parle, y compris au téléphone.

Je peux appeler Vincent pour qu'il raconte la suite ?

Oui. Sa fiche te donne le bouton pour l'appeler ou lui écrire, et il raconte volontiers la suite si tu la lui demandes. Le prix est écrit sous le bouton.

Je peux écouter d'autres confidences ?

Oui, avec la ligne Confessions gay, affichée sur les pages d'histoires : tu appelles et tu écoutes des mecs se confier, sans rien avoir à dire toi-même.

VincentRaconté par Vincent, 41 ansVincent, 41 ans, est bi, actif et dominant, chef d'équipe dans le bâtiment. Au téléphone, il donne le rythme, pose les règles et aime les mecs qui hésitent encore. Il te raconte la suite au téléphone.Sa fiche

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