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le tel rose entre mecs 27 mecs en ligne
Raconté par Wilfried, 26 ans · Sa fiche

Histoire gay black : des lacets, à genoux

Une histoire gay black, la plupart du temps, c'est un catalogue de clichés écrit par quelqu'un qui n'est pas passé par là. Moi je suis black, soumis, et celle-ci m'est vraiment arrivée, à Paris, il y a deux ans. L'histoire commence avec une paire de chaussures.

Pointure quarante-six

Je m'appelle Wilfried, j'ai 26 ans, né à Bobigny de parents ivoiriens. Il y a deux ans je bossais comme vendeur dans une boutique de sneakers, aux Halles. Un samedi, un client entre vers 17 heures : grand, la quarantaine à peine, manteau long, voix grave. Il demande des Air Max, pointure 46. Franck, 38 ans, chef de chantier, je l'ai appris plus tard.

Dans ce métier tu t'agenouilles pour essayer les chaussures. Je l'ai fait cent fois, avec cent clients. Là, c'était différent : il me regardait faire sans rien dire, et quand j'ai serré les lacets, il a dit tranquillement : « Plus fort. » J'ai serré plus fort. « Voilà. » J'ai senti ma gorge se nouer. Je me suis levé en disant « elles vont bien », il m'a répondu « je sais ». Ça m'a suffi pour comprendre qu'il avait compris.

Le ticket de caisse

Il a payé, il a pris sa paire, et en partant il m'a tendu le ticket de caisse. Au dos, il avait écrit son prénom et un numéro. Mon collègue Samir me regardait de loin, j'ai fait celui qui range le stock. Je lui ai écrit le soir même, depuis mon lit, sans savoir quoi mettre. J'ai tapé « bonsoir, c'est le vendeur ». Il a répondu : « T'es plutôt quoi ? »

Moi, sur le papier, je suis versa, mais depuis le début avec lui c'était évident. Je lui ai dit la vérité : « Versa, mais avec toi je crois que passif. Et soumis, je pense. » Il a écrit : « Je pensais bien. » On a discuté une semaine. Il m'a dit ce qu'il aimait : les ordres, les mots crus, pas de gestes devant les voisins. Moi : pas de coups, pas de marques, et que je puisse dire stop quand je veux. Il m'a aussi demandé si on me posait souvent la question de la taille. J'ai écrit : « Tous les jours, ça me saoule. » Il a répondu : « Alors on n'en parle pas. »

Bagnolet, deuxième étage

Il habitait un deux-pièces à Bagnolet, avec un canapé en cuir, un frigo plein de bières et une tapisserie qu'il détestait. Je suis arrivé en baskets, comme il l'avait demandé, les Air Max qu'il avait achetées chez moi, neuves. Il m'a regardé de haut en bas et a dit : « Tu gardes tout. » J'avais passé quarante minutes dans la salle de bain avant de partir, à me préparer, à stresser, à me demander si j'avais bien fait. Ça, personne ne l'écrit dans les histoires.

Il m'a fait m'agenouiller devant le canapé. Il s'est assis, il a ouvert sa ceinture sans me quitter des yeux. « Demande-moi. » J'ai demandé la permission, trop bas. Il m'a fait répéter, plus fort, jusqu'à ce que ça sorte comme il voulait. Il a souri pour la première fois. Il sentait le chantier, la sueur et le ciment, et sa main sur ma nuque était lourde, calme. Je n'ai jamais eu autant envie de lui obéir. Il me disait « plus doucement », « regarde-moi », « tu fais ça bien », avec un ton qui descendait dans la poitrine.

La capote sur la table basse

Dans la chambre, il avait posé une boîte de capotes et un tube de gel sur la table de nuit. Comme on pose ses clés. Aucun mot. J'ai trouvé ça rassurant, ce mec qui ne se pose pas la question. Il m'a mis à quatre pattes, sur le dos puis sur le côté, il a donné des ordres, je disais « oui » ou « d'accord ». À un moment je me suis mis à rire. Son voisin de palier venait de claquer sa porte. On s'est retrouvés nus, mains sur la bouche, à écouter les pas dans l'escalier.

Le plus dur pour moi, ce n'était pas lui. C'était de ne pas me raconter d'histoire sur qui j'étais. Un black soumis, ça ne rentre dans aucune case que les gens connaissent. Avec lui, j'étais juste un mec qui aime obéir à un autre mec.

Le métro de minuit

J'ai joui après lui avoir demandé la permission trois fois. Il a dit non deux fois, oui à la troisième, en me regardant dans les yeux. Après, il a posé sa main sur mon crâne comme on le fait à un pote qui a bien joué. Il m'a donné une serviette, une canette de Coca, et il m'a dit de prendre mon temps. Pas de câlin, pas de discours.

J'ai pris le métro à minuit passé, en baskets, avec le sourire d'un con qui regarde les autres voyageurs. Il m'a écrit en arrivant chez moi : « Bien rentré ? » Le lendemain : « Tu repasses à la boutique cette semaine ? » Je lui ai répondu que je serais là jeudi, avec ma blouse de vendeur et mes genoux en capilotade.

Ce qu'on devient

On s'est vus encore quelques fois, puis son chantier l'a envoyé à Lille et on s'est perdus de vue comme ça arrive. Ce que je retiens : une histoire gay black, ça ne se résume pas à une taille. C'est un mec avec un métier, un accent, un voisin qui claque les portes. Si tu cherches des mecs à qui parler, la catégorie black gay en rassemble qui ont chacun leur façon.

D'autres récits t'attendent sur la page récit gay. Grégory raconte une soirée dans une histoire gay hard. Kevin raconte son premier dominant dans un récit de soumis gay. Si tu hésites encore, lis une histoire gay première fois. À l'oreille : Brahim te chambre pour mettre à l'aise, Valentin donne les ordres et adore ça, Pascal préfère obéir. Si tu veux la suite, la deuxième fois chez Franck et ce que j'ai dû faire avant de rentrer, appelle-moi : ma fiche est juste là.

Questions

Les histoires gay black du site sont-elles écrites par des blacks ?

Celle-ci est écrite par moi, et je suis black. Chaque récit du site est raconté par l'hôte qui l'a vécu, à la première personne, pas par quelqu'un qui imagine.

Je peux t'appeler pour avoir la suite ?

Oui, depuis ma fiche, par le bouton Appeler ou en SMS. Je te raconte la deuxième fois, celle que je n'ai pas écrite. Et si tu veux me donner des ordres, tu peux.

Et la ligne Confessions gay ?

Une ligne d'écoute, sous la liste des histoires. Tu appelles, tu entends des mecs raconter ce qu'ils n'ont dit à personne, et tu n'as pas à parler.

Faut-il être black pour appeler un hôte black ?

Non. Tu choisis un mec pour ses envies, sa façon de parler. Si tu me demandes de ne pas parler de ma taille, je ne le ferai pas, et si tu veux qu'on parle d'autre chose, on parle d'autre chose.

WilfriedRaconté par Wilfried, 26 ansWilfried a 26 ans, il est né à Bobigny et a longtemps été vendeur dans une boutique de sneakers. Au téléphone il est soumis, versa, demande la permission et aime qu'on le reprenne. Il te raconte la suite au téléphone.Sa fiche

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Des mecs racontent ce qu'ils n'ont jamais dit à personne.

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