
Une histoire gay soumis, c'est souvent un mec qui tremble en s'agenouillant et qui n'ose pas le dire. C'était moi à 23 ans, à Rennes, avec un électricien de 43 ans. Je te raconte comment ça s'est passé, bêtises comprises.
L'annonce et le café de contrôle
Je m'appelle Kevin, j'ai 25 ans, je bosse en magasin de bricolage à côté de Rennes. À 23 ans je savais déjà ce que j'aimais : être mené, qu'on me dise quoi faire, avoir les pieds d'un mec devant le nez. Je n'avais jamais osé. Un soir j'ai répondu à une annonce d'un dominant, Fabrice, 43 ans, électricien. Il m'a écrit trois phrases, courtes, sans smiley. J'ai mis la soirée à répondre.
Il a refusé de faire quoi que ce soit avant qu'on se voie dans un café, en plein jour. Le café de contrôle, il appelait ça. Vingt minutes pour vérifier que l'autre n'est ni un menteur ni un danger. Je suis arrivé en avance, j'ai commandé un thé alors que je déteste ça, et j'ai renversé la moitié sur la table. Il a ri, il m'a tendu une serviette et il a dit : « Tu stresses, c'est normal. Tu bois ton thé d'abord. »
Ce qu'on a posé sur la table
On a parlé comme deux collègues qui se répartissent des chantiers. Il m'a demandé « t'es plutôt quoi ? » : passif, tout à fait, et soumis, je pensais. Lui : actif, dominant, rien de brutal, il aime que l'autre demande. Mes limites : pas de marques sur le visage ni dans le cou, pas de photos, rien devant d'autres gens, pas d'insultes sur ma famille. Les siennes : pas de mensonge sur l'âge ou la santé, la capote pour tout, et un mot d'arrêt.
Il m'a proposé le système des feux : vert pour « continue », orange pour « ralentis », rouge pour « on arrête, maintenant, sans discuter ». Rouge, il le respecte, c'est son principe. Il m'a dit aussi de me préparer chez moi avant de venir, qu'il ne voulait pas d'un mec qui improvise. J'ai passé l'heure suivante à chercher comment on fait. Si tu es passif et que tu débutes, c'est la partie dont personne ne parle et qui t'angoisse le plus.
Ils en parlent mieux que moi
À genoux dans son salon
Son appartement sentait la lessive et le café froid. Il est resté debout, en chaussettes de sport grises qui avaient travaillé toute la journée. Il m'a dit : « Mets-toi à genoux. Tu ne bouges pas tant que je n'ai pas dit. » J'ai obéi, les genoux sur le parquet, le cœur à cent à l'heure, et j'ai senti que tout mon corps se calmait. Étrange. Mes mains tremblaient pourtant.
« Enlève mes chaussettes. Avec les dents. » Je l'ai fait, avec le fou rire qui monte, parce que c'est ridicule quand on est dedans. Ça sent fort, des pieds après dix heures de chantier, c'est vrai, et c'est exactement ce que j'attendais. Il m'a demandé : « Tu aimes ça ? » J'ai répondu « oui » trop vite. « Oui qui ? » J'ai compris. « Oui, monsieur. » Il n'a pas souri. Il a juste hoché la tête.
Demander la permission
Il m'a fait lécher ses pieds, longtemps, puis monter le long des jambes, sans me toucher les mains. Je bandais tellement que ça faisait mal dans mon jean. Il m'a interdit de me toucher. À un moment j'ai demandé : « S'il te plaît, je peux ? » Il m'a répondu : « Tu peux quoi ? » Je suis resté bloqué trois secondes, je n'avais plus de mots. « Me toucher, monsieur. » « Non. Pas encore. »
Dans la chambre il m'a mis à quatre pattes sur le lit, capote, gel, les doigts avant le reste. Il demandait : « Couleur ? » Vert. Il m'a baisé lentement, une main dans mon dos, l'autre sur ma nuque. À un moment j'ai dit orange parce que j'avais mal. Il s'est arrêté net, sans un soupir, et il a attendu que je respire. C'est là que j'ai su que je pouvais lui faire confiance.
Ils décrochent ce soir
Le texto du lendemain
Il m'a laissé jouir quand j'ai demandé la permission une dernière fois, le visage dans l'oreiller, la voix complètement ridicule. Ensuite il m'a jeté une serviette, sans cérémonie. Pas de câlin collé-serré, mais il est resté assis au bord du lit, il m'a laissé reprendre mes esprits. On a mangé des chips dans sa cuisine, lui torse nu, moi dans un t-shirt trop grand.
Le lendemain, il m'a écrit : « Tu as bien obéi hier. Ça va ? » J'ai mis vingt minutes à répondre « oui monsieur, merci ». Je l'ai revu quatre fois avant qu'il parte travailler à Nantes.
Ce que j'en garde
Ce que j'ai appris : la soumission, ça se prépare. On parle avant, on pose les limites, on a un mot pour tout arrêter. Fabrice n'a jamais rien fait de brutal, et ça m'a pris plus aux tripes que tous mes fantasmes. Au téléphone c'est pareil, sans le parquet qui fait mal aux genoux : dominant gay, la catégorie, te donne des mecs qui savent mener.
Si tu veux d'autres histoires, passe par la page histoire gay. Grégory raconte son côté du jeu dans un récit gay hard, et Wilfried une soirée avec un client dans une histoire gay black. Pour débuter, lis un récit comme ma première fois gay : tu verras que tout le monde a tremblé. À l'oreille : Lamine chambre et joue avec toi, Khaled est soumis comme moi, Jean-Baptiste donne les ordres. Et si tu veux que je te raconte la suite, ce que Fabrice m'a fait faire la troisième fois, appelle-moi : tout est sur ma fiche.
Questions
Un soumis, c'est forcément quelqu'un qui n'a pas de volonté ?
Non, c'est même l'inverse : il faut du cran pour dire ce qu'on veut, poser ses limites et lâcher la main. Je suis soumis dans un jeu, pas dans ma vie. Au boulot, je donne mes avis sans trembler.
Je peux t'appeler pour la suite de ton histoire ?
Oui, par le bouton Appeler de ma fiche ou en SMS. Je te raconte ce que je n'ai pas osé écrire ici, et si tu veux, tu me donnes des ordres à ton tour.
À quoi sert la ligne Confessions gay ?
C'est la ligne affichée sous les histoires du site : tu appelles pour écouter des mecs raconter leurs premières fois ou leurs ratés. Tu n'as rien à dire, tu écoutes.
Comment dire stop quand on joue au téléphone ?
Tu dis « rouge » ou tu raccroches. Personne ne te le reprochera. Un bon hôte demande lui-même « couleur ? » de temps en temps, comme dans mon histoire.
Raconté par Kevin, 25 ansKevin a 25 ans, il travaille en magasin de bricolage et se dit passif et soumis assumé. Au téléphone il écoute, obéit et aime qu'on lui dise quoi faire sans jamais le brusquer. Il te raconte la suite au téléphone.Sa ficheÉcoute les confessions
Des mecs racontent ce qu'ils n'ont jamais dit à personne.









